FRANCE - ESPAGNE: 3-1
Buts: Ribery (41e), Vieira (84e), Zidane (92e) pour la France - Villa (28e, sp) pour l'Espagne
Hanovre n'aura finalement pas été le terminus de la génération Zidane. Mais le lieu de la renaissance de l'équipe de France. D'une nouvelle naissance même. Alors que les Espagnols promettaient l'enfer et une élimination aux Tricolores, les Bleus et leur "équipe de vieux", dixit Domenech, ont prouvé qu'ils avaient encore les jambes et la possibilité de fesser les jeunes présomptueux. Et, grâce à leur expérience des grands rendez-vous, associée à une envie qui ferait pâlir bien des juniors, ont réussi à écrire une nouvelle page de leur glorieuse histoire. Une histoire qui pourrait bien s'écrire une nouvelle fois en majuscules. Six ans après le titre européen, huit ans après la Coupe du monde, l'équipe de France peut de nouveau bomber le torse.
Première période : Ribéry au bon moment
Au football galopant des Ibères, l'équipe de France comptait répondre par son expérience et un 4-4-1-1 laissant le seul Thierry Henry en pointe mais offrant aux Tricolores une assise défensive des plus solides. Les minutes initiales ressemblent à une partie d'échecs dans laquelle les joueurs hésitent à avancer leurs pions. Si la Furia Roja a le ballon, les courses et les passes sont plus souvent latérales que dans la profondeur. Du coup, seul un coup franc non cadré de Pernia fait passer un début de frisson dans le dos des Français (5e).
Des Français qui jouent bas et partent de loin. Sur une récupération et une ouverture de Zinedine Zidane, Franck Ribéry prend le couloir droit, centre vers Thierry Henry. Le cuir est repoussé vers... Zidane qui, un peu court, ne peut finalement reprendre (16e). Les Tricolores sont en place. Zidane est bien en jambes et récupère bon nombre de ballons. C'est d'ailleurs sur l'une de ses inspirations que les Français se créent leur meilleure occasion de la première période. Parti sur le flanc droit, Henry voit Ribéry et Vieira filer dans l'axe. Le Gunner centre à ras terre. Mais ni le Marseillais ni le Turinois ne parviennent à pousser le ballon vers la terre promise (23e).
Sur un corner espagnol, Pablo est victime d'une faute de Lilian Thuram. Le recordman des sélections marche sur le pied du défenseur. M. Rosetti n'hésite pas et désigne le point de penalty. David Villa se présente face à Fabien Barthez et, d'une frappe croisée et superbement ajustée, réussit ce que Raul n'était pas parvenu à faire il y a six ans (1-0, 27e). Les Espagnols se retrouvent en position favorable. La physionomie du match évolue. Obligés de faire le jeu, les Bleus se heurtent à la vivacité et au pressing des Ibères. Et les longs ballons se terminent souvent par un drapeau levé en raison du positionnement souvent aléatoire de Thierry Henry.
Franck Ribéry file au but à la suite d'une ouverture de Patrick Vieira. Ribéry-Casillas. Malheureux dans la finition depuis ses débuts internationaux, le Marseillais rattrape le coup en crochetant le portier espagnol. Sa finition du gauche est très limite mais suffit à faire trembler les filets (1-1, 42e). Les Bleus égalise.
Seconde période : Le bonheur au bout du chemin
La France se crée la première occasion de la seconde période. Sur un caviar de Zizou, Malouda prend la poudre d'escampette mais, victime d'un rebond haut, est obligé de reprendre en extension. Iker Casillas réussit une belle parade (52e). Insatisfait du rendement de son équipe, Luis Aragones renforce son milieu de terrain. Joaquin et Luis Garcia remplacent Raul et David Villa (54e).
Mais les Espagnols, s'ils n'inquiètent pas Barthez, ont beaucoup de facilité à atteindre les trente derniers mètres. Sur un centre tendu de Sergio Ramos, ils ont le malheur de tomber sur un Willy Sagnol impeccable (61e). Si l'arrière garde tricolore est impeccable, celle des champions d'Europe 1964 n'est guère rassurante. Mais de moins en moins inquiétée alors que Fabien Barthez voit Joaquin tirer du gauche (79e). Les deux fois, le ballon file à côté. Entré en jeu, Sidney Govou connait le même sort sur un excellent service de Ribéry (81e). On file droit vers la prolongation...
Sur un ballon anodin, Henry tente d'aller le chercher et est poussé par Puyol. L'arbitre siffle un coup-franc. Zinedine Zidane tire le coup-franc, le ballon est dévié et retombe sur la tête de Patrick Vieira qui reprend et profite de la déviation de Sergio Ramos, qui prolonge le cuir dans son propre but (2-1, 84e). Les Bleus sont quasiment au paradis. Ils y sont définitivement sur un contre mené de main de maître par Zinedine Zidane. Arrivé dans la surface, le Maestro efface Carles Puyol d'un crochet ravageur et, du droit, envoie l'équipe de France à Francfort, où elle affrontera le Brésil pour des retrouvailles dont on rêvait.
L'HOMME DU MATCH : Patrick Vieira (France)
Dans la lignée de sa performance face au Togo. Comme face aux Eperviers, il rentre aux vestiaires avec un but et une passe décisive (sur le but de Franck Ribery). Evidemment, l'histoire retiendra son but, inscrit d'une tête rageuse avec la complicité de Sergio Ramos à cinq minutes du terme. Mais il n'avait pas attendu cet instant pour confirmer son retour en très grande forme. Son abattage, sa présence physique, sa solidité donnent un tout autre visage aux Bleus. Dommage qu'il ait écopé d'un carton jaune.
LA DECLA : Raymond Domenech (France)
"Cela a été surtout dur pour eux, même si on a eu une ou deux situations chaudes. Cela a été un match admirable à tous les niveaux, de courage, de capacité de réaction, de solidité, d'intelligence, de lucidité et de patience. On a une équipe de vieux, mais on sait être patient. Les jeunes s'essoufflent plus vite en général. Tous ceux qui étaient discutés... Patrick Vieira était décrié, Zizou ne devait pas jouer ce match là... Qu'on puisse poser simplement la question pour moi était un drame, mais c'est comme ça. Et avec notre petite équipe de vieux on va continuer à avancer ensemble. Maintenant, on a quelque chose d'exceptionnel à jouer. Le Brésil, c'est ce que disaient les joueurs dans le vestiaire: c'est pour ces matches-là qu'on vit dans le football, parce qu'il y a des émotions exceptionnelles. Et, ce soir, il y en a eu une et il y en a une autre qui arrive."
Note des joueurs :
Barthez : 7 : A été présent aux bons moment.
Thuram : 5,5 : A provoqué le penalty et fait pas mal de fautes sur Casillas.
Gallas : 7 : On ne l'a pas beaucoup vu mais a bien geré ses relances.
Sagnol : 9 : L'Homme de la défense comme face au Togo. Il a réussit toutes ses interventions
Abidal : 6,5 : On l'a moins vu que Gallas et a bien tenu son coté gauche.
Vieira : 9 : A donner la victoire aux bleus et a donné une passe décisive à Ribéry.
Makelele : 6 : Très moyen dans le jeu il n'a pas fait de grandes choses.
Ribéry : 8 : Magnifique dans le jeu, il a marqué et amené le ballon dans le camps espagnol.
Zidane : 7 : A réussi son match et marqué le 3ème but.
Malouda : 6,5 : Pas tres bon, il a réussi a se créer un belle occasion.
Henry : 5 : 5 hors-jeux à son actif on ne l'a pas vu réussir grand chose. Il a provoqué la faute de Puyol, sa seule réussite !
CONTRAIREMENT A FCBARCELONA1202 JE PENSE QUE LA FAUTE DE PUYOL EST REELE MAIS BETE . M.ROSETTI A BIEN ARBITRE